7. Cadre de mise en œuvre : politique et planification, actions sur le terrain et ressources financières et non financières

7.1. À propos du cadre de mise en œuvre

7.1.1. Introduction

Le cadre de mise en œuvre décrit l’approche adoptée pour soutenir et mettre en œuvre les objectifs stratégiques et offre en outre aux Parties la possibilité de partager leurs connaissances et leurs expériences. Bien que facultatif, cet élément constitue une partie essentielle du compte rendu, car il permet de replacer dans leur contexte les informations quantitatives fournies pour chaque objectif stratégique et chaque indicateur, et apporte également des informations narratives supplémentaires sur les actions menées sur le terrain par les Parties. Le cas échéant, les Parties devraient rendre compte de cas concrets d’interventions efficaces, d’améliorations mesurables, d’effets tangibles et d’exemples de réussite illustrant la mise en œuvre pratique aux niveaux national et local depuis l’adoption du cadre stratégique. Les exemples partagés ici peuvent contribuer à motiver d’autres Parties et à mieux faire comprendre les réussites et les défis liés à la mise en œuvre de la Convention. Les principaux objectifs de cette partie du compte rendu sont les suivants :

  • Comprendre comment les politiques et les plans sont mis en œuvre pour atteindre les objectifs de la Convention ;

  • Identifier les actions pratiques sur le terrain qui illustrent comment la Convention peut être mise en œuvre avec succès ;

  • Indiquer comment les ressources financières provenant de différentes sources sont mobilisées pour financer la mise en œuvre des actions.

Pour le processus de compte rendu 2026, la partie pertinente du cadre de mise en œuvre est présentée séparément sous chaque OS. Pour les OS 1 à 4, ces sections portent sur deux grands domaines :

a) Politique et planification

Partage d’expériences dans :

(i) l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de programmes et/ou de plans d’action nationaux, sous-régionaux et régionaux pour la mise en œuvre de la CNULCD ;

(ii) la mise en place de politiques et d’environnements favorables ;

(iii) l’intégration des efforts de lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse (DDTS) ;

(iv) l’amélioration de la préparation et de la gestion de la sécheresse ;

(v) l’exploitation des synergies avec d’autres Conventions et objectifs.

b) Actions sur le terrain

Partage d’expériences dans :

(i) les pratiques de mise en œuvre réussies utilisées pour parvenir à une gestion durable des terres ;

(ii) la mise en place de systèmes de partage des connaissances ;

(iii) la gestion des risques de sécheresse et les systèmes d’alerte précoce ;

(iv) des moyens de subsistance alternatifs.

Pour l’OS5, les actions de mise en œuvre se concentrent sur les points suivants :

c) Ressources financières et non financières

Partage d’expériences dans :

(i) l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de stratégies nationales visant à mobiliser des ressources pour la mise en œuvre de la CNULCD ;

(ii) l’exploitation des synergies avec d’autres conventions et objectifs, notamment en ce qui concerne la mobilisation des ressources ;

(iii) les circonstances nationales et les dispositions institutionnelles pertinentes pour le processus d’établissement de comptes rendus sur l’objectif stratégique 5 et les indicateurs de progrès.

7.1.2. Approche adoptée pour l’établissement des comptes rendus et structure du formulaire de compte rendu

Les comptes rendus sur le cadre de mise en œuvre sont généralement présentés sous forme de tableaux et de textes et sont facultatifs.

Un modèle de compte rendu spécifique (SOx-IF) peut être trouvé comme élément final pour chaque OS dans la page d’aperçu ou dans les onglets d’OS séparés sur la plateforme PRAIS 4 et comprend une ou plusieurs des sections applicables.

Le modèle pose une série de questions générales auxquelles les Parties peuvent répondre par « Oui » ou « Non ». Si la réponse est « Oui », les Parties ont alors la possibilité de fournir des informations complémentaires sur chaque thème, en détaillant l’expérience du pays. Ces informations complémentaires peuvent être fournies en remplissant les tableaux, qui combinent des choix issus de menus déroulants et des champs de texte libre.

En outre, des cases de commentaires sont incluses à la fin de chaque formulaire pour permettre d’ajouter d’autres informations pertinentes qui ne sont pas facilement ou complètement décrites dans les tableaux ou dans les réponses aux questions spécifiques. Le caractère narratif de la section relative au cadre de mise en œuvre donne aux Parties la possibilité de fournir et de partager des informations sur leurs expériences et leurs difficultés. Les parties sont également encouragées à ajouter un ou plusieurs exemples à l’appui des expériences mentionnées, y compris l’approche/la procédure utilisée, la manière dont les exemples rapportés ont été couronnés de succès et les facteurs qui ont contribué à leur réussite.

7.1.3. Comptes rendus pour inciter à l’action

Les informations fournies par les comptes rendus sur le cadre de mise en œuvre seront utilisées, entre autres, pour les sessions officielles du Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention afin de mettre en évidence les expériences acquises dans la mise en œuvre de la Convention. Par exemple, les informations du cycle de compte rendu 2022 ont été utilisées pour compiler des exemples d’interventions réalisées par les pays pour stopper et inverser la dégradation des terres. Ces exemples sont présentés dans la publication The Land Story (UNCCD, 2024). Les éléments apportés au cadre de mise en œuvre au cours du présent cycle de présentation des comptes rendus peuvent fournir des exemples et des études de cas supplémentaires pour une future édition d’une publication similaire. Ces études de cas peuvent servir d’inspiration à tous les pays et fournir des idées pratiques sur la façon dont ils peuvent lutter contre la dégradation des terres dans leur propre pays.

Les sections suivantes de ce manuel de compte rendu fournissent des conseils sur le contenu spécifique et le type d’informations requises dans les tableaux et les descriptions concernant chaque domaine/objectif de la partie du compte rendu consacrée au cadre de mise en œuvre.

7.2. Politique et planification

Les Parties sont invitées à répondre aux questions relatives aux cinq thèmes principaux suivants. Tous les OS n’abordent pas l’ensemble de ces thèmes.

7.2.1. Plans d’action et programmes

Note

En rapport avec OS1

Cette section porte sur l’élaboration, l’exécution, la révision et le suivi des plans et/ou des programmes d’action nationaux, sous-régionaux et régionaux pour en faire des outils efficaces de mise en œuvre de la CNULCD, tels que les programmes d’action nationaux (PAN). Les PAN sont élaborés au moyen d’une approche participative qui associe de nombreuses parties prenantes aux niveaux national, sous-régional et régional, et comprennent des étapes et des mesures concrètes destinées à contribuer à la lutte contre la dégradation des terres/la désertification et à atténuer les effets de la sécheresse.

Le modèle de compte rendu encourage les Parties à énumérer et à décrire les programmes d’action les plus importants liés à la désertification, à la dégradation des terres et à la sécheresse (DDTS). Les parties doivent décrire le plan d’action ou le programme de la manière la plus complète possible, en précisant l’état d’avancement de l’action, les réussites atteintes et les difficultés rencontrées lors de la mise en œuvre. Les Parties doivent également préciser si le plan a été élaboré selon un processus participatif et, le cas échéant, si les femmes, les jeunes, les populations autochtones et les communautés locales, ainsi que leurs représentants, ont été associés à la planification et à la prise de décision.

7.2.2. Politiques et environnement favorable

Note

En rapport avec OS1, OS2, OS3

Cette section vise à recenser les politiques, les mesures législatives, les mécanismes de financement et autres processus organisationnels qui ont été mis en place afin de garantir un environnement propice à la promotion et à la mise en œuvre de solutions visant à :

  1. lutter contre la désertification et la dégradation des terres (OS1) ;

  2. aborder la question de l’inclusion des groupes sous-représentés dans la mise en œuvre de la Convention (OS2) ; et

  3. lutter contre la sécheresse et promouvoir la résilience à la sécheresse (OS3).

Le modèle de compte rendu encourage les Parties à énumérer et à décrire les principales activités de soutien liées à l’objectif stratégique. Les Parties doivent les décrire de la manière la plus exhaustive possible, en précisant l’état d’avancement de l’activité, les résultats obtenus et les défis rencontrés dans le cadre de sa mise en œuvre.

Pour les OS1 et OS3, des questions portent sur le soutien apporté aux autres Parties pour la mise en œuvre de la Convention. Des précisions sur la nature de ce soutien peuvent être fournies. Ces questions s’adressent en principe aux Parties à la Convention qui ne sont peut-être pas touchées par la DDTS, mais qui apportent leur soutien à celles qui le sont. Elles peuvent toutefois également s’adresser aux Parties qui s’engagent dans la coopération Sud-Sud dans le cadre de la mise en œuvre de la présente Convention.

En ce qui concerne l’OS2, il est important de rendre compte de la manière dont les femmes, les jeunes, les peuples autochtones et les communautés locales ont été pleinement associés à l’ensemble des processus politiques, car ils sont trop souvent exclus ou leur participation est minimisée, alors qu’ils comptent également parmi les plus vulnérables aux effets dévastateurs de la DDTS. Parallèlement, les politiques devraient tenir compte de l’ingéniosité dont ces groupes de population ont parfois fait preuve en matière d’adaptation à la sécheresse et d’atténuation de ses effets, et reconnaître et encourager comme il se doit cette ingéniosité. Pour qu’un pays puisse lutter efficacement contre la DDTS et la gérer, des mesures doivent être prises afin d’impliquer pleinement l’ensemble de la population et de tirer parti de la diversité de ses points de vue, de ses expériences et de ses capacités. De plus amples informations sur ces questions, accompagnées de plusieurs exemples par pays, sont disponibles dans la récente publication de la CNULCD intitulée Differentiated impacts of desertification, land degradation and drought on women and men et Women-led solutions for drought resilience.

7.2.3. Intégration des efforts de lutte contre la désertification/dégradation des terres et la sécheresse

Note

En rapport avec OS1, OS3

Les parties sont encouragées à rendre compte de leur approche de l’intégration de la DDTS dans une série de domaines d’action en vue d’accroître l’impact et l’efficacité de la mise en œuvre de la convention. Ces domaines d’action couvrent (i) les politiques économiques, (ii) les politiques environnementales, (iii) les politiques sociales, (iv) les politiques foncières, (v) les politiques d’égalité des genres et (VI) les politiques agricoles. Les parties peuvent choisir d’aborder des questions liées à la génération de revenus et à la réduction de la pauvreté, à l’égalité des sexes, au chômage, à la migration, à la préparation aux catastrophes, à l’efficacité énergétique ou à la conservation de la faune et de la flore sauvages, entre autres.

Les parties peuvent inclure la justification de l’intégration de la DDTS dans les politiques, des informations sur le champ d’application et les bénéficiaires de la politique, ainsi que des détails sur le processus d’élaboration et de définition des méthodes d’intégration. Dans la mesure du possible, l’impact et l’efficacité des actions devraient également être abordés, ainsi que les principaux facteurs de réussite et les difficultés rencontrées.

7.2.4 Plans nationaux de lutte contre la sécheresse

Note

En rapport avec OS3

Les Parties sont invitées à recenser les éventuels plans nationaux de lutte contre la sécheresse. Si un tel plan existe, les Parties sont encouragées à décrire les processus utilisés pour l’élaborer, à indiquer dans quelle mesure il s’est avéré efficace et à commenter les difficultés rencontrées lors de son élaboration ou de sa mise en œuvre. Les Parties doivent également préciser si le plan a été élaboré dans le cadre d’un processus participatif et, le cas échéant, si les femmes, les jeunes, les peuples autochtones et les communautés locales, ainsi que leurs représentants, ont été associés à la planification et à la prise de décision. Un lien vers le plan national de lutte contre la sécheresse doit être fourni s’il est disponible.

Un fichier contenant des informations complémentaires peut également être téléchargé. Il peut s’agir d’informations supplémentaires, par exemple sur la mise en place d’un mécanisme (organe) de coordination multipartite sur la préparation à la sécheresse, la mise en place et la maintenance d’un système de surveillance de la sécheresse et d’alerte précoce, les évaluations de la vulnérabilité et de l’impact de la sécheresse à différents niveaux (sectoriel, régional ou national), et/ou la mise en œuvre de mesures pratiques d’atténuation des risques de sécheresse (telles que la collecte de l’eau, l’assurance des récoltes et/ou les pratiques d’irrigation). Des informations supplémentaires peuvent également être fournies sur la gestion de la sécheresse, la préparation et le renforcement de la résilience en tenant compte de l’égalité des sexes. À cet égard, une description de l’approche/de la procédure utilisée pour élaborer des plans de préparation à la sécheresse et/ou des plans d’urgence présenterait un intérêt particulier.

Les parties peuvent fournir des informations sur la portée (nationale/locale) de la politique ou de la mesure relative à la sécheresse et énumérer les autorités et les autres principales parties prenantes impliquées dans sa mise en œuvre. Elles peuvent également présenter les principaux objectifs et activités de cette politique ou mesure, les actions menées et les résultats obtenus à ce jour, y compris les principaux facteurs de réussite.

7.2.5 Synergies

Note

En rapport avec OS4

Cette section porte sur les stratégies et les mesures visant à tirer parti des synergies et à intégrer la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse dans la planification et la mise en œuvre afin d’apporter en même temps des avantages et une valeur ajoutée à d’autres accords multilatéraux relatifs à l’environnement ou engagements internationaux.

Par exemple, les processus liés à la DDTS peuvent contribuer aux émissions de gaz à effet de serre, à la perte d’habitats et au déclin de la biodiversité. Cependant, la mise en œuvre de la GDT pour lutter contre la DDTS peut non seulement contribuer à la réalisation des objectifs de la CNULCD, mais aussi soutenir la réalisation des objectifs de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et de la Convention sur la diversité biologique (CDB), ainsi que des cibles pertinentes relevant des 17 ODD, en particulier la cible 15.3 des ODD.

Les parties peuvent indiquer à quels domaines politiques s’appliquent les synergies. Ces domaines politiques couvrent (i) les politiques économiques, (ii) les politiques environnementales, (iii) les politiques sociales, (iv) les politiques foncières, (v) les politiques d’égalité des genres et (vi) les politiques agricoles. En outre, les Parties peuvent fournir des informations sur les activités ou les plans pertinents (objectifs des NDT, engagements ou plans en matière de climat ou de biodiversité, ODD, PAN ou similaires) et inclure des informations sur leurs liens, y compris toute synergie générée et les principaux facteurs de réussite.

7.3. Action sur le terrain

Il s’agit là d’un élément essentiel du système de suivi et d’évaluation au sein du cadre de mise en œuvre. Son objectif est de mettre en évidence l’impact concret, d’identifier les stratégies efficaces et de permettre le partage d’expériences et d’enseignements entre les pays. Les Parties sont invitées à répondre aux questions relatives aux cinq thèmes principaux suivants. Tous les OS n’abordent pas l’ensemble de ces thèmes.

7.3.1. Pratiques de gestion durable des terres

Note

En rapport avec OS1

Ce formulaire permet aux parties de rendre compte de leur mise en œuvre de pratiques de gestion durable des terres (GDT), y compris les pratiques de réhabilitation, de restauration et de gestion de la sécheresse. En particulier, les Parties peuvent :

  • mettre en évidence les pratiques éprouvées (par exemple, l’agroforesterie, la gestion des plantations forestières, le contrôle de l’érosion, la collecte de l’eau, etc.) qui permettent de lutter efficacement contre la DDTS ;

  • indiquer quels sont les groupes vulnérables ou marginalisés (par exemple, les femmes, les populations autochtones, les jeunes) qui participent à ces efforts, qui en bénéficient ou qui les dirigent ;

  • identifier les principaux défis (par exemple institutionnels, connaissance de la GDT, cadre juridique, etc.) rencontrés lors de la mise en œuvre.

Outre le tableau à remplir, les Parties peuvent détailler leur expérience dans le champ « Commentaires » ou en téléchargeant un fichier. Aussi, les Parties peuvent fournir des liens vers des bonnes pratiques documentées qui ont été mises en ligne dans la base de données Panorama mondial des approches et technologies de conservation (WOCAT) [1] désignée/accréditée par la CNULCD, ou dans une autre base de données en ligne similaire. Les Parties souhaitant documenter de nouvelles bonnes pratiques sont encouragées à le faire en utilisant la base de données WOCAT.

7.3.2. Mise en place de systèmes de partage des connaissances

Note

En rapport avec OS1, OS3

Les Parties sont encouragées à décrire leur expérience en matière de mise en place de systèmes de partage d’informations et de connaissances et de facilitation de la mise en réseau des bonnes pratiques et des approches de la DDTS, y compris la réhabilitation et la restauration, ainsi que la gestion de la sécheresse. L’objectif est :

  • de proposer des exemples d’interventions modulables et reproductibles qui pourraient bénéficier à d’autres pays ou régions ;

  • d’encourager l’utilisation de plateformes telles que WOCAT pour documenter et diffuser les bonnes pratiques de GDT.

Les systèmes de partage des connaissances s’étendent des réseaux d’agriculteurs au niveau communautaire aux banques de données nationales et aux réseaux d’apprentissage par les pairs dans plusieurs pays. Ils remplissent diverses fonctions, telles que la facilitation de la communication sur la gestion durable des terres et des alertes en cas de sécheresse, le partage d’expériences, d’informations et de technologies, la coordination institutionnelle, la fourniture de données et d’informations scientifiques, ainsi que la promotion de la généralisation des bonnes pratiques. La description à inclure dans le formulaire ou à télécharger sous forme de fichier séparé peut également comporter des informations sur les expériences menées pour favoriser l’accès des femmes aux connaissances et aux technologies.

À l’aide du tableau de compte rendu fourni, lorsqu’il est disponible, il convient d’inclure une liste des systèmes et réseaux internationaux, régionaux, nationaux ou infranationaux de partage d’informations et de connaissances sur la DDTS auxquels le pays participe. Si possible, un lien vers le site web de chaque système ou réseau devrait être ajouté. La liste, accompagnée des liens, sera mise à disposition sur le site web de la CNULCD à l’adresse https://www.unccd.int/resources/knowledge-sharing-systems.

Le tableau permet également aux Parties de fournir une description de chaque expérience. Elles sont invitées à inclure des informations sur l’objectif et la portée (zone géographique/population) du système ou du réseau d’information et de connaissances, son thème ou son domaine spécifique le cas échéant, la ou les langues dans lesquelles les informations sont disponibles, ainsi qu’une brève description des principales activités. Elles peuvent également expliquer comment le système ou le réseau a été utilisé ou s’est révélé utile jusqu’à présent, ainsi que les principaux facteurs de réussite et les difficultés rencontrées.

7.3.3. Moyens de subsistance alternatifs

Note

En rapport avec OS2

Les Parties sont encouragées à décrire leurs expériences en matière de promotion de moyens de subsistance alternatifs, afin d’assurer la subsistance et de générer des revenus en exploitant les ressources naturelles d’une manière (nouvelle) qui prévienne ou réduise la dégradation des terres tout en renforçant la résilience des communautés dans les zones dégradées. Parmi les expériences présentées, les Parties peuvent choisir de :

  • mettre en évidence les moyens de subsistance qui réduisent la dépendance à l’égard des pratiques d’utilisation des terres non durables (surpâturage, agriculture itinérante sur brûlis, etc.) ;

  • décrire les mesures qui favorisent l’abandon des pratiques aggravant la dégradation au profit de la réhabilitation et de la restauration ;

  • montrer comment les moyens de subsistance alternatifs diversifient les sources de revenus, rendant les communautés moins vulnérables aux chocs environnementaux et économiques ;

  • démontrer comment les moyens de subsistance alternatifs contribuent au développement rural à long terme et aident à briser les cycles de la pauvreté et de la dégradation des terres.

Dans le tableau à remplir, il convient de présenter une vue d’ensemble du programme d’action ou du projet, en précisant la catégorie à laquelle il appartient et en fournissant des exemples pertinents. Les expériences décrites peuvent porter sur différentes catégories d’interventions axées sur les moyens de subsistance (à savoir : moyens de subsistance alternatifs, dispositifs de compensation, dispositifs d’incitation) ; le tableau doit inclure des exemples de ces expériences, qu’elles soient achevées, en cours ou prévues.

Dans la description, les Parties peuvent fournir un bref aperçu de la zone ou des populations concernées, de l’objectif des activités, des mesures mises en œuvre, du rôle des femmes, des jeunes, des peuples autochtones et des communautés locales, ainsi que des mesures prises pour garantir leur participation aux activités. Le texte doit également décrire les résultats des activités, les principaux facteurs de réussite et les difficultés rencontrées. Les expériences tirées du programme de définition d’objectifs de la NDT doivent être mentionnées, le cas échéant.

Les Parties sont également invitées à rendre compte des mesures prises pour réduire les migrations dues à la désertification et à la dégradation des terres.

En plus du tableau, les Parties peuvent développer leur expérience dans le champ Commentaires ou en téléchargeant un fichier supplémentaire.

7.3.4. Gestion des risques de sécheresse et systèmes d’alerte précoce

Note

En rapport avec OS3

Les Parties sont encouragées à décrire leur expérience en matière de mise en place et de mise en œuvre de systèmes de gestion des risques de sécheresse, de surveillance et d’alerte précoce, ainsi que de programmes de filets de sécurité. Ces comptes rendus peuvent contribuer à :

  • renforcer la préparation et la résilience en mettant en évidence les mesures qui aident les communautés et les écosystèmes à anticiper les effets de la sécheresse, à y répondre et à s’en remettre ;

  • démontrer des progrès dans les capacités d’alerte précoce, y compris les systèmes de surveillance, de prévision et de diffusion de l’information qui réduisent la vulnérabilité et permettent d’agir en temps utile ;

  • soutenir les stratégies intégrées de réduction des risques de sécheresse en reliant les systèmes d’alerte précoce à la politique, à la planification et à la mise en œuvre au niveau local.

En plus du tableau à remplir, les Parties peuvent développer leur expérience dans le champ Commentaires ou en téléchargeant un fichier supplémentaire. Ces expériences peuvent notamment porter sur le renforcement des capacités et les services de diffusion, la mise en œuvre de stratégies nationales de gestion des risques liés à la sécheresse, ainsi que les moyens de surveiller les systèmes d’alerte précoce.

Dans la description, les Parties peuvent inclure des informations sur le type d’activités, les personnes impliquées, l’objectif des activités et les mesures prises. Lorsqu’elles rendent compte des activités de renforcement des capacités, des services de vulgarisation et d’autres activités, elles doivent, dans la mesure du possible, indiquer le nombre ou le pourcentage de participants parmi lesquels figuraient des femmes, des jeunes, des populations autochtones et/ou des membres des communautés locales. Le texte descriptif doit également décrire les résultats des activités et les principaux facteurs de réussite.

Les parties sont également invitées à indiquer comment la Communauté d’apprentissage et de pratique sur la gestion de la sécheresse de la CNULCD a soutenu les efforts déployés pour élaborer des plans de gestion des risques de sécheresse et des systèmes d’alerte précoce.

En outre, les Parties peuvent décrire tout soutien apporté à un autre pays pour développer et mettre en œuvre des systèmes de gestion des risques de sécheresse, de surveillance et d’alerte précoce, ainsi que des programmes de filets de sécurité. Dans cette description, il est recommandé d’inclure des informations sur le type de pratique, les principales activités, les principales parties prenantes impliquées, la durée et les ressources utilisées. Il convient également de rendre compte des raisons qui ont permis la mise en œuvre réussie de cette pratique, de la manière dont elle a permis d’éviter ou de réduire la dégradation des terres à long terme, ainsi que des principaux facteurs de réussite.

7.4. Ressources financières et non financières

Les Parties sont invitées à répondre aux questions portant sur les trois thèmes principaux suivants, en compte rendu avec l’OS5 :

7.4.1. Stratégie de mobilisation des ressources

Note

En rapport avec OS5

Les comptes rendus sur la mobilisation des ressources aident à :

  • identifier et mettre en évidence les besoins financiers, les sources et les lacunes pour la mise en œuvre des activités de la CNULCD et la réalisation des objectifs de neutralité en matière de dégradation des terres (NDT) ;

  • suivre les progrès réalisés dans la mobilisation des ressources nationales, internationales et privées pour soutenir la gestion durable des terres ;

  • mettre en évidence les partenariats et les mécanismes utilisés pour obtenir des financements, tels que les financements mixtes ou les partenariats public/privé.

À cette fin, les Parties sont donc encouragées à indiquer si elles disposent d’une stratégie nationale de mobilisation des ressources pour la mise en œuvre de la Convention ou, du moins, si elles sont en train d’élaborer une telle stratégie nationale de mobilisation des ressources. Dans l’affirmative, les États parties sont priés de fournir des détails supplémentaires, au minimum, sur les questions susmentionnées, ainsi que tout lien web pertinent.

Si aucune stratégie de ce type n’est en place ou en cours d’élaboration, les États parties devraient fournir des informations concernant toute autre mesure, actuelle ou prévue, visant à permettre la mobilisation de ressources pour la lutte contre la DDTS.

7.4.2 Synergies

Note

En rapport avec OS5

Cette section porte sur les stratégies et les mesures visant à tirer parti des synergies et à intégrer la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse dans la planification et la mise en œuvre afin d’apporter en même temps des avantages et une valeur ajoutée à d’autres accords multilatéraux relatifs à l’environnement ou engagements internationaux. En ce qui concerne l’OS5, les Parties peuvent fournir des informations sur les synergies existant dans la mobilisation des ressources financières et non financières au profit des trois Conventions de Rio. Si de telles synergies existent, les Parties sont invitées à décrire leur expérience, y compris les défis rencontrés et les opportunités identifiées. Les Parties pourraient également indiquer, et fournir des précisions le cas échéant, si elles prévoient de mobiliser conjointement des ressources au profit des trois Conventions de Rio à l’avenir.

7.4.3. Processus d’établissement des comptes rendus

Note

En rapport avec OS5

Les informations relatives au processus d’établissement des comptes rendus au titre de l’OS5 contribuent à garantir la compréhension, la clarté et la transparence dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention. Elles permettent aux Parties de partager la manière dont elles organisent, coordonnent et valident leur processus national d’établissement des comptes rendus, ainsi que de mener une réflexion sur les enseignements tirés et les défis rencontrés.

Par conséquent, les Parties sont invitées à fournir des informations sur le contexte national et les dispositifs institutionnels pertinents pour le processus de compte rendu relatif à l’OS5 et à ses indicateurs de progrès. À cet effet, un tableau destiné à la communication d’informations qualitatives est mis à disposition. Les détails concernant les entités nationales impliquées dans le processus de compte rendu peuvent être fournis à la fois à l’aide des menus déroulants et des champs de texte. Il convient notamment de décrire le rôle des entités concernées de la manière la plus exhaustive possible.

Enfin, les États parties peuvent formuler toute autre remarque générale de conclusion concernant le processus de présentation des comptes rendus dans le champ « Commentaires généraux ».